Faire grâce et consoler

Accabler

Il y a de cela un peu moins d’une semaine disparaissait dans des circonstances difficiles un jeune enfant emporté par la mer à Deshaies en Guadeloupe. Les parents ont vite fait appel à la solidarité pour organiser les recherches en mer et retrouver leur jeune garçon.

Avec l’appui des réseaux sociaux et bien évidement des services de secours, les recherches ont durée deux jours et malheureusement le corps sans vie du fils a été retrouvé.

Cette histoire un peu triste a donné lieu à de nombreux commentaires et bien évidement de condamnation de la négligence des parents qui, sur une plage si dangereuse, n’ont pas assuré la surveillance de l’enfant.

Mais au-delà de tout cela, il y a de multiples enseignements qui me sont apparus par rapport à ce drame :

La première, c’est l’utilisation des réseaux sociaux à des fins vraiment d’entre aide. On utilise beaucoup ces réseaux pour diffuser des informations ou des images de violence, mais là, l’appel à l’aide a été entendu et relayé, suscitant une mobilisation faisant ressortir la solidarité du peuple Guadeloupéen.

Le deuxième est, sur les ondes d’une radio locale, parlant au cours d’une émission des us et coutumes du pays, d’entendre bien évidement que les parents avait toujours un regard sur leurs enfants quand ils allaient à la mer. Mais ce qui m’a le plus interpellé, c’est d’entendre un auditeur appeler et demander de ne pas accabler les parents, en faisant ressortir leurs responsabilités dans la mort de leur fils, mais plutôt leur apporter soutient et consolation dans l’épreuve qui est la leur.

Il est vrai que cette coutume de rechercher les responsables, n’est pas de chez nous. À mon sens, elle vient des sociétés d’assurance qui cherchent constamment les responsables.

La recherche des responsabilités de chacun apportent-elles un soulagement à la souffrance ?

Si dans certains cas, connaitre les responsables dans un accident par exemple permet de dédouaner un accusé à tors, dans d’autres ils ne font rien d’autre que d’ajouter une charge de supplémentaire, de souffrances et de peines.

En 2 Corinthiens 2.7, l’apôtre Paul, dit ceci :

Au lieu d’aggraver la peine, vous devez plutôt lui faire grâce et le consoler, dans la crainte que le malheureux ne succombe à une trop grande affliction.

Dans notre attitude vis-à-vis de celui qui est fautif, qui a péché, pour lequel le poids de la faute est déjà difficile et lourde à porter, nous nous comportons ainsi. Nous accusons, nous condamnons, nous affligeons sans porter assistance, consolation. 

Il ne s’agit pas de dédouaner de la faute, du péché, nous n’en avons pas la compétence, cela relève de celles du Créateur et de Son plan du salut par Son Fils.

Par contre, nous avons Le devoir d’être là pour notre prochain qui a chuté et s’est laissé trompé par l’ennemi, plutôt que de rajouter de nouveaux poids à son fardeau.

Consolons-nous l’autre ou le condamnons-nous ?

Si l’appel pour la famille de cet enfant était de faire ressortir la solidarité et d’une certaine manière l’affection et l’amour dans ce moment difficile, nous aussi, nous devons porter à ceux qui sont accablés par leurs fautes, mais aussi par la douleur supplémentaire que le regard et la condamnation des autres font peser sur eux.

Conscient que nous sommes également sujets à vivre ces mêmes choses, mettons-nous à la place du fautif et recherchons au plus profond de nous, ce que nous aurions souhaité avoir comme attitude en retour.

2 Corinthiens 2.7