Humiliation ou déshonneur

Honte

Voilà deux mots qui ces derniers jours se sont répétés à mes oreilles.

Mais qu’est-ce que l’humiliation ?

Comment définir le déshonneur ?

L’humiliation est le fait d’abaisser ou de considérer ses actions comme méprisable. 

Le déshonneur est quant à lui le fait de porter atteinte à l’image ou l’appréciation de l’autre. 

Qu’il s’agisse d’humiliation ou de déshonneur, l’un ou l’autre n’a pour finalité que de dégrader la valeur de l’être humain.

Parfois, c’est l’homme lui-même qui agit sur son image quand ce ne sont pas les autres qui salissent cette image.

De nos jours, certains ne portent plus d’importance à leur image et se passent même de la considération ni du regard de l’autre sur leur personne. Je dis d’ailleurs à ce sujet, si l’on ne se valorise pas, si l’on n’a aucune considération pour sa réputation, pour sa propre personne, les autres ne pourront avoir du respect pour nous.

J’ai ce week-end dû comprendre ce qui pouvait amener un être humain à se dévaloriser au point d’accepter le mépris de l’autre sans pour autant avoir fait quoi que ce soit de répréhensible.

Quand on est conscient d’avoir commis une action avilissante, on peut en effet comprendre que l’on puisse être la cible de critique ou de mépris.

Mais peut-on l’être quand nous n’avons rien à nous reprocher ou si c’est une autre personne qui est méprisée ou méprisable ?

Nous nous mettons malheureusement dans des situations de hontes uniquement par rapport à nos connaissances qui, elles, ont eu des attitudes méprisables.

On nous a beaucoup éduqués dans ce modèle où la mère porte la honte de ses enfants turbulents à l’école, ou encore de père portant la honte d’un jeune adulte criminel, sans pour autant dissocier le coupable de son proche parent.

Pourtant, dans le livre d’Ézéchiel 18.20, il est dit : 

L’âme qui pèche est celle qui mourra.

Le fils ne portera point l’iniquité du père, et le père ne portera point l’iniquité du fils ;

la justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui.

Pourquoi donc vouloir faire porter la honte du fils sur le père ou l’inverse ?

Le père n’a-t-il pas déjà suffisamment de sujet de honte, pour porter celui de son fils ?

D’où vient cette coutume de dédouaner le coupable pour accabler le juste ?

Pourquoi ne pas laisser le fautif porter sa culpabilité ?

Sommes-nous déclarés sauveur ou messie pour porter la culpabilité d’un autre ?

Le Psalmiste dans le livre des Psaumes écrivait ceci :

Tout le jour, mon déshonneur est devant moi et la honte couvre mon visage. Psaumes 44.16

Si le Psalmiste est arrivé à s’exprimer ainsi, c’est d’une part parce qu’il a reconnu Sa faute, Son opprobre et surtout qu’il portait non pas la honte d’un autre, mais sa propre honte qu’il voyait continuellement devant ses yeux.

Il n’est pas dit, ici, que son parent, son frère ou son proche portait sa honte, mais que lui-même la portait.

Quelle différence entre l’époque du Psalmiste et nous maintenant ?

La première différence est le fait que lorsque nous reconnaissons et confessons nos fautes, nos actes répréhensibles, nous avons la possibilité de les déposer aux pieds du Maître.

Lui, par contre, est venu pour porter l’ignominie, notre fardeau, notre faute, notre déshonneur, notre honte. Nous en débarrassant, Le Messie, nous libère de cette honte qui est constamment devant nos yeux et nous rétabli.

Faisons donc le bilan, la liste de tous nos actes répréhensibles, tout ce qui nous rend honteux, tout ce qui nous rend coupable et qui nous humilie. Déposons-les aux pieds de Notre Seigneur afin qu’Il nous rétablisse dans Ses plans de vie pour nous. Comme la femme adultère, Il nous dit :

Moi non plus je ne te condamne pas, va, et ne pèche plus. (Cf. Jean 8.11)

Si nous remettons à Dieu nos erreurs, il n’y a plus de condamnation pour nous qui sommes définitivement débarrassés de notre honte et la joie se manifeste de nouveau sur notre visage.

Psaumes 44.16