Malgré ses fautes

Ami de Dieu

Il n’est pas simple de voir un criminel ayant purgé sa peine autrement que comme criminel. Pourtant, s’il a payé le prix de sa faute, de son crime, il devrait être déchargé du poids de son erreur.

Après tout, lequel d’entre nous n’en fait pas ?

Je me suis laissé instruire par l’exemple de l’un des hommes des écritures qui a été appelé ami de Dieu.

Il n’y en a pas beaucoup qui ont eu ce titre dans les écritures, mais Abraham en fait partie. Hier, nous parlions de son épouse, Sarah, aujourd’hui, prenons un instant pour voir ce qui fait de lui l’ami de Dieu.

Dieu s’adresse à Abram quand il était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans pour lui révélé qu’il allait être le père d’une grande nation. La première recommandation de l’Éternel à Abram était de marcher devant Lui et d’être intègre. (cf. Genèse 17.1)

On m’a toujours enseigné de mettre Dieu devant et de le suivre, là les écritures disent que Dieu demande à Abram, de marché devant Lui et d’être intègre.

Mais revenons un peu en arrière concernant le passé de cet homme de Dieu. Abram incita sa femme Sarah à mentir pour tirer profit de la beauté de sa femme et avoir la vie sauve. En Genèse 12.13 il est dit :

Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.

Il est commun pour nous, face à ces situations, de prendre rapidement parti et de condamner et mettre de côté ceux qui agissent ainsi en les cataloguant au rang d’opportuniste.

 Qu’a-t-il fait de répréhensible encore ?

Cédant à la pression de sa femme Sarah, il conçut un fils à la servante de sa femme. Ce fils qui n’est pas celui de la promesse de Dieu, peut être considéré par nous comme un adultère. (cf. Genèse 16)

Nous ne détaillerons pas toutes les fautes d’Abram, durant sa vie, mais nous pouvons déjà garder ces deux fautes, pousser au mensonge par opportunisme et l’adultère.

Qu’est-ce donc qui fait qu’il soit considéré comme ami de Dieu s’il n’est pas parfait ?

Comme me le dit souvent ma collègue, c’est Dieu qui rend parfait. C’est alors Dieu qui fait de l’homme un être parfait. Dans le cas d’Abram, c’est lors de l’alliance que Dieu Lui-même traita avec lui que Dieu transforma son nom, d’une part d’Abram à Abraham (Cf; Genèse 17)

Mais à mon sens, ce qui caractérise la conception différente de Dieu par rapport à la nôtre et qui fait d’Abraham son ami est décrit dans le livre de Jacques 2.23 :

Abraham crut ce que Dieu lui avait dit, et sa foi lui fut imputée à justice ; et il fut appelé ami de Dieu.

Malgré ses fautes, Abraham a été considéré par Le Créateur comme étant juste et est devenu Son ami.

Le regard de Dieu n’est décidément pas notre regard. Il est soit fautif, Dieu en fait un homme nouveau par rapport à la seule foi de l’homme. Il change son nom, de sorte que ces fautes passées, ne soient plus attachées à l’homme nouveau. Si on peut dire qu’Abram est adultère et opportuniste, on garde d’Abraham, qu’il est juste par rapport à sa foi.

Arrivons-nous à voir notre prochain, ceux qui sont autour de nous, qui sont condamnables par leurs actes passés, mais qui sont maintenant justifiés par leur foi ?

Pendant que nous les condamnons, regardant leurs erreurs passées, ces personnes sont rendues justes, par Le Tout-Puissant et sont transformées. Aspirons à notre tour à cette transformation, à cette appellation de juste, non pas aux yeux des hommes, mais aux yeux de Dieu. Gardons en mémoire également qu’Abraham a été richement béni après être déclaré juste.

Jacques 2.23