Moi avant tout

S’occuper de la vie de l’autre est chose commune dans nos sociétés. On veut toujours avoir son mot à dire sur les choix de vie des autres et ne prêtons que peu d’intérêt à la nôtre.

Qu’est-ce qui est le plus important, leurs vies, leurs choix ou les miens ?

Comme beaucoup, j’ai procédé ainsi, parfois allant même à porter des jugements de valeurs sur l’autre parce que ses choix ne correspondaient pas à ma manière de concevoir les choses.

À d’autre moment, c’est l’envie et la jalousie qui dictaient mes actes et propos. Il nous est très difficile de ne pas rentrer dans ce travers des choses et voir les autres évoluer quitte à ce que leurs choix nous déplaise et les amènent à faire des erreurs.

J’ai compris aussi que pendant que je m’arrêtais à ce que faisait les autres, moi je stagnais sans aucune avancée quel que soit le domaine.

Ai-je créé, ai-je entrepris ? 

Non mes seules actions ont été de prêter attention à ce que faisait l’autre sans jamais comprendre ce que l’autre pouvait m’apprendre.

Aujourd’hui, ce que j’ai appris, c’est que ce que l’autre fait de mal, c’est pour m’amener à ne pas reproduire ces erreurs. Les erreurs de l’autre l’amèneront probablement à changer de voie, mais pour ma part, elles me montrent ce qui ne plait pas à mon Dieu.

C’est là que se trouve la différence entre l’homme et Dieu : Lui a un temps précis pour amener Ses enfants à la repentance. Pour les uns, c’est dans le regard de la vie de l’autre, pour les autres, c’est dans leurs propres expériences.

Voilà ce que notre Messie nous enseigne sur le sujet. Pour se situer dans le contexte de l’histoire, Pierre avait une certaine jalousie en ce qui concernait la relation intime que Jésus entretenait avec Jean. Cette jalousie l’amena à poser au Seigneur la question concernant ce qu’il adviendrait de l’avenir de Jean. Jésus lui fit cette réponse : 

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?

Toi, suis-moi.

J’ai eu cette expérience dans ma vie où Il m’a fait une réponse clairement audible en créole :

li, a pa pwoblèm-aw, autrement dit ce qui concerne cette personne ne te regarde pas.

Mais revenons à cette réponse faite à Simon Pierre. La partie la plus importante reste la deuxième du verset où Il lui dit : toi, suis-moi.

En regardant les erreurs des autres, nous n’avançons pas et nous perdons de vue la mission que le Seigneur nous a confié, ce qui nous empêche d’avancer.

Quelle est la mission qu’Il nous a confié ?

Avons-nous gardé le Cap ?

Nous attardons-nous à regarder ce que les autres font que ce soit bien ou mal ?

Remettons nos priorités, notre regard sur le Seigneur et l’œuvre qu’Il attend de nous. Préoccupons-nous de nous avant tout et avançons.

Jean 21.22