Murmurer contre Dieu

Nos plaintes

Hier, aux informations nationales, j’ai été interpellé par l’attitude du peuple et notamment d’un enfant qui se plaignait de la chaleur qu’il y avait ces derniers temps en France.

J’ai déjà essayé de comprendre ce fonctionnement de l’être humain, mais je n’y arrive pas, peut-être parce que je m’y détache de plus en plus.

Nous plaignons nous aussi ?

Hier, ces personnes se plaignaient de la chaleur qu’il fait pour un mois de mai, là où généralement ils recherchent le soleil plutôt que la pluie.

On a coutume de dire que nous sommes des éternels insatisfaits.

Dans la fin de la journée, après avoir passé une journée pas facile, j’ai reçu l’appel de mon ami qui a tout perdu lors des dernières inondations et qui, comme moi, renonçait à se lamenter, mais plutôt à rebondir.

Je disais également récemment à une collègue, que lorsque j’ai tendance à voir du noir autour de moi, il y a toujours une petite lueur d’espoir ou de positif sur laquelle je peux me focaliser et ne pas, comme on dit, brasser du noir.

Qu’indique nos murmures, nos plaintes, nos insatisfactions ?

Voilà ce que l’Éternel m’a montré. En nous plaignant, nous ne voyons pas toutes les choses que Dieu déploie autour de nous pour nous sortir de nos galères.

Imaginez, vous, parents, qui mettez en œuvre tout ce qu’il vous est possible de faire pour que votre enfant se porte bien, guérisse, soit en bonne santé et que ce dernier n’arrête pas de gémir par rapport à ses souffrances, vous reprochant même d’en être la cause et condamnant le manque de résultat à tous vos efforts.

C’est, en quelque sorte, ce que nous faisons avec notre Père Céleste. Lui agit, lutte contre les volontés de l’ennemi à nous nuire, mais notre regard est autocentré sur nous, nos difficultés, nos maladies et dans nos situations délicates, nous baissons les bras et finissons même par Le rejeter.

Comment Dieu perçoit-Il notre attitude ?

Si, nous parents, il nous arrive de perdre patience, courage et motivation quant aux murmures de nos enfants, l’Éternel, Lui aussi, se fatigue et peut se mettre en colère contre nous. Il nous est difficile pour certains de percevoir un Dieu si aimant qui se met en colère.

Le cas pourtant s’est produit dans le désert avec Son peuple, Ses enfants. Il est dit en Nombres 11.1

Cependant, le peuple se laissa emporter au murmure contre le Seigneur, comme se plaignant de la fatigue qu’il endurait.

Le Seigneur l’ayant entendu, entra en colère ; et une flamme qui venait du Seigneur s’étant allumée contre eux, dévora tout ce qui était à l’extrémité du camp.

En prenant lecture de ce passage, je ne puis m’empêcher de m’interroger et de me dire : 

Comment est l’Éternel aujourd’hui quand je ne cesse de me lamenter, de me plaindre. Aujourd’hui il fait trop chaud, demain il fait trop froid. Quand ce n’est pas le climat, c’est autre chose, et dans tout cela, nous oublions que nous nous plaignons non pas du temps, ou encore des circonstances, mais nous sommes en quelque sorte insatisfait des actions que Dieu met en place pour nous.

Toutefois, Sa colère ne se manifeste plus comme auparavant dans le désert.

Ma vision des choses m’a amenée à percevoir encore les choses sous un autre angle.

Je vois Le Père qui combat l’ennemi pour nous et ce dernier qui Te dit :

Ils ne T’ont rien demandé, Tu continues de faire pour eux et voilà le résultat, ils te rejettent !

Là où je suis rassuré, c’est de savoir que l’Amour que Dieu à pour nous est indescriptible et humainement incompréhensible. Que malgré nos plaintes incessantes, Il arrive à nous montrer Ses plans pour notre vie, que malgré notre regard fixé sur ce qui est négatif, Il arrive à nous faire voir cette petite lueur pour que nous collaborions et saisissions Sa main tendue pour nous enlever de nos ténèbres et nous arracher des pièges de l’ennemi.

Ne nous apitoyons plus sur notre sort, sur nos difficultés, mais saisissons La main de Dieu qui veut notre bien et qui nous montre comment nous relever et avancer.

Nombres 11.1