Nourrir l'Esprit
Car si par l'offense d'un seul la mort a régné par un seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par un seul, Jésus-Christ. Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation frappe tous les hommes, de même par une seule justification la justification qui donne la vie frappe tous les hommes.
Romains 5.17,18
Depuis vendredi dernier, nous célébrons Pessa’h, la Pâque juive, qui correspond à la Pâque chrétienne ; ce mot hébreu signifie « passer par-dessus ».
Je suis incapable de m’empêcher de chercher à percer le sens de ce passage. Le récit biblique, dans le livre de l’Exode, indique qu’il s’agit d’une célébration commémorant la libération du peuple hébreu d’Égypte.
Pour les chrétiens, quelle est la signification de La Pâque, alors qu’il évoque pour les Hébreux et les Juifs la sortie d’Égypte ?
En tant que chrétiens, quel lien avons-nous avec cette fête religieuse juive ?
Pour les chrétiens, la Pâque est avant tout une fête commémorative célébrant la mort de Jésus, un Juif, qui a sacrifié sa vie pour le salut de toute l’humanité.
Bien que les images de Sa mort sur la croix, comme celles du film de Mel Gibson, *La Passion*, soient profondément douloureuses, il nous est difficile de saisir pleinement la portée de ce sacrifice.
On peut toutefois observer, comme le souligne le texte du livre de Romains, que :
Au-delà de la mort de Jésus, que nous commémorons depuis vendredi et par laquelle nous sommes justifiés, ce qui me semble essentiel de retenir, ce n’est ni ses souffrances ni sa mort, mais bien sa résurrection.
Bien que les deux jouent un rôle dans le salut de l’humanité, c’est Sa victoire sur la mort qu’il semble opportun de retenir, ainsi que la vie qu’Il nous donne par Sa résurrection.
Symboliquement, tout comme le peuple hébreu a quitté l’Égypte après la dixième plaie, en Jésus, par sa mort et sa résurrection, nous remportons la victoire sur la mort et recevons le don de la vie éternelle.
Il a, Lui-même, triomphé de la mort et nous donne, par Son intercession, la victoire sur la mort. Nous ne sommes plus sous le joug de la condamnation de l’ennemi, malgré ses manœuvres et ses assauts — épreuves, maladies, souffrances — visant à ébranler notre foi en Celui qui a tout porté à notre place.
Nous sommes libérés de ces fardeaux, même s’ils demeurent réels et tangibles.

Cadeau de Dieu
Nous devons faire attention à notre extrémisme.
Seigneur, Quel que soit le sort qui leur sera réservé, que Ta seule volonté se réalise.


