Péchés effacés

Pardonner et Aimer

Nous subissons parfois des fautes, des erreurs, des péchés, des offenses que nous ne nous voyons pas pardonner.

Nous qualifions ces fautes comme impardonnables.

Quelles fautes sont pour nous impardonnable ?

Je me rappelle un échange, il y a de cela plus d’une dizaine d’années, où une collègue me disait qu’elle avait du mal à croire au pardon de Dieu en ce qui concerne le viol d’enfant. C’est vrai qu’il est incompréhensible, inconcevable, voir inimaginable de penser qu’un Dieu que l’on nous présente comme étant Amour, puisse pardonner à un violeur d’enfant. De mes souvenirs, je lui avais répondu, justement, que c’est là, la particularité de l’Amour divin qui se démarque totalement de l’amour humain et que Dieu est en mesure de passer l’éponge sur bien de nos erreurs si nous nous confessons et repentons.

Mais sans rester sur cet acte odieux, d’abus sexuel sur mineur, il nous arrive de dire ces mots :

Jamais je ne lui pardonnerai ce qu’il m’a fait.

À combien de personne avons-nous dit ces paroles ?

Y a-t-il vraiment une situation de non-retour en matière de pardon ?

Quelles sont les fautes pour nous qui sont impardonnables ?

Nous avons évoqué le cas d’un père qui récupère sa fille qui a été violenté et qui connait l’agresseur. L’humain, dans cette situation, peut être tenté de se faire lui-même justice et mettre fin à la vie de l’agresseur. Il arrive toutefois dans d’autres situations moins violentes où nous mettons un arrêt définitif à nos collaborations avec un mauvais payeur, un ami qui trahi la confiance ou toutes autres situations mettant de la distance avec un de nos contemporains.

Comment donc faire face à ces situations ?

Comment renouer des liens avec les traitres ?

Pouvons-nous leur accorder le pardon par notre propre volonté ?

Une chose est certaine, l’homme n’est pas en mesure par lui-même d’offrir le pardon sans garder une trace dans le cœur, la chair et l’esprit de l’offense.

Les écritures par contre, nous montre la relation qu’il y a entre le pardon et l’amour. Dans l’évangile de Luc 7.47, Jésus s’appuyant sur le cas de la femme pécheresse, dit ceci :

C’est pourquoi, je te le dis, ses péchés qui sont en grand nombre, lui sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé, mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu.

Comment comprendre ce texte ?

Ici, Le Messie nous montre que l’expression et la manifestation de l’amour efface de nombreuses fautes.

L’amour est-il en mesure d’effacer le viol de l’enfant ?

L’amour, peut-il mettre en retrait, les diverses fautes de nos traitres d’amis ?

L’amour peut-il effacer une dette d’argent ?

Si l’on s’en tient au texte, et particulièrement au cas de la femme adultère, Le Seigneur nous montre que même la faute la plus condamnable, peut obtenir le pardon. La faute qui crée la plus forte des blessures peut être pardonnée. Mais c’est un pardon qui n’est pas humain. Jésus a pardonné à Pierre qui l’avait trahi et par conséquent avait entrainé Sa mort.

Une chose est certaine, ce pardon ne peut être donné ou obtenu que par Le Seigneur Lui-même. C’est Lui qui efface nos transgressions, c’est Lui qui nous donne la force de pouvoir faire face à nos oppresseurs et c’est Lui seul qui peut nous donner les moyens de ne plus tenir compte de la faute de l’autre. 

C’est justement ce même Pierre qi dans son épitre, dit ceci : 

Avant tout, ayez les uns pour les autres un amour vrai, car l’amour fait pardonner de nombreux péchés. 1 Pierre 4.8

Quelles que soient les situations et offenses subies, appuyons-nous sur l’Éternel afin de surmonter la souffrance de l’épreuve. Qu’Il nous aide à répandre Son Amour qui pardonne nos fautes tout comme celles de notre prochain.

Luc 7.47