Sans voir

Je ne sais si, comme moi, vous avez déjà prêté attention aux facultés qu’ont les personnes déficientes visuelles de pouvoir réaliser de nombreuses tâches et de se déplacer sans avoir besoin d’aide particulière. Certains se repère facilement dans leur habitation et sont à l’aise pour cuisiner en toute autonomie.

Si nous nous projetons, dans leur réalité, nous seront forcément perdus et aurons des difficultés à nous adapter à la perte de la vue. Mais, comme pour eux, bien heureusement, nous finirons avec le temps par nous y habituer à force de persévérance et de patience.

Avons-nous besoin de voir les choses pour croire en leurs existences ?

S’il est vrai, que ce qui est visible est plus facile à reconnaitre comme étant réelle, pour un non-voyant, que la chose soit visible ou pas, cela ne fait aucune différence, exception faite pour lui de pouvoir la toucher.

La confiance et la foi en l’existence d’une chose est capitale pour celui qui y croit. 

J’échangeais il y a de cela quelques jours avec une amie et je lui disais que s’il y a une chose que je respecte le plus chez l’être humain, c’est sa foi. Quelle que puisse être la croyance de l’homme, ne pas condamner, dénigrer sa foi, lui évite de perdre confiance en lui-même et en ce en quoi il met sa foi.

Si l’on remet ceci dans le contexte du déficient visuel, cela reviendrait à lui faire perdre ses repères dans son environnement habituel. De même, condamner les croyances d’un homme revient à lui faire perdre ses repères.

En qui mettons-nous notre foi, notre croyance ?

Est-ce en Dieu ou en l’homme ?

Il serait aisé, voire compréhensible, que nous mettions en l’homme notre confiance, notre foi en l’homme et ce qu’il nous dit, mais nos expériences nous montre que l’homme est bien souvent trompeur et ce qu’il dit est souvent pour être à son avantage et pas spécialement le nôtre. Nous n’avons qu’à regarder, en quelques semaines de campagnes électorales, la quantité de promesses qui nous parviennent.

Certains diront, oui, mais l’homme est visible, on peut le toucher et voir se réaliser ou non ses promesses.

Tout est donc une question d’expérience. Que ce soit pour l’être humain ou que ce soit pour Dieu, ce sont nos expériences qui définiront notre foi en chacun d’eux. 

Avons-nous expérimenté Dieu ?

Apprenons-nous à mettre notre foi à l’épreuve quant à l’accomplissement de Ses promesses ?

Je le redis, notre croyance en Dieu ne peut être bâtie que sur nos expériences avec Lui. Beaucoup se contente de connaitre et d’être enseigné par les écrits bibliques comme on le fait dans les établissements scolaires, mais même dans les études scolaires, il y a la pratique de l’enseignement qui permet de confirmer et d’attester la véracité de l’enseignement reçu. 

Nous ne pouvons en conséquence pas nous contenter de ce que le prêtre, le pasteur ou l’enseignant délivre comme enseignement concernant Dieu et son existence, mais bien ce que nous aurons véritablement vécu avec Lui. 

Jésus, avant de quitter notre monde, avant d’être enlevé au ciel, c’est vrai, c’est là aussi un récit qui nous est fait des hommes, nous dit :

Et voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ! Matthieu 28.20

Croyons-nous en cette promesse ?

L’avons-nous expérimenté ?

Dans nos difficultés et nos faiblesses, crions-nous à Lui ?

Avons-nous besoin d’avoir vu Jésus monter au ciel pour y croire ?

L’apôtre Paul, dit aussi dans ses écrits en 2 Corinthiens 5.7

C’est vivre avec la foi et non pas la vision.

Ce sont nos expériences de réalités invisibles, du Dieu pour lequel nous voyons chaque jour dans notre vie Ses œuvres, Sa manifestation, qui nourrira notre foi et la fera grandir.

De même, relater dans nos assemblées ou ailleurs, nos expériences avec Lui, porteront plus de fruits que nos nombreux discours.

Choisissons donc l’expérience et le partage de celle-ci plutôt que les enseignements et les interprétations des écritures. Voilà comment nous pourrons participer à la mission qu’Il nous a laissé :

Être des témoins de Lui jusqu’aux extrémités de la Terre. (Cf. Actes 1.8)

2 Corinthiens 5.7