S’en remettre à Toi

Petite peine

Nous avons tous nos peines et nous soucis, nos tracas et insatisfactions. S’il nous est difficile à considérer et trouver des solutions à nos soucis, nous nous focalisons sur nos peines et occultons tout ce qui peut se passer autour de nous, voire ce que les autres vivent de plus difficile.

Lorsque l’on me demande si je vais bien et que ce n’est pas le cas, j’ai pour habitude de répondre que ce n’est pas la grande forme, mais il y a pire que moi.

Ou encore, au plus fort de ce que l’on appelle la crise sanitaire, je répondais, que ça n’allait pas, mais qu’il y en avait qui était bien plus en mauvaise posture que moi, Je suis debout et vivant alors que d’autre sont soit couché dans un hôpital saturé, soit à la morgue de l’hôpital.

J’ai ainsi pu comprendre que même les peines, les souffrances, les difficultés les plus extrêmes, certains subissent bien plus que ce que j’endure.

Je me suis posé alors ces questions :

Est-ce véritablement le propre de l’homme que de se plaindre ?

Pourquoi l’homme est-il sans cesse à se lamenter ?

Nos peines et nos soucis, n’ont-ils pas une fin ?

En considérant les peines des autres, qui sont parfois bien plus difficiles que les miennes, j’ai ainsi appris que me lamenter, gémir ne pouvait être la solution à ma douleur, mais qu’il me fallait m’en remettre à Dieu.

On pourrait penser que s’en remettre à Lui, c’est de se plaindre et de gémir tout ce qui nous fait mal. Mais j’ai compris que si en effet nos difficultés doivent nous amener à Lui, ce n’est pas spécialement pour nous lamenter et gémir, mais plutôt pour Lui relater notre difficulté du moment, mais surtout compter sur Son intervention.

Hier, nous avons vu l’importance de la prière et notamment qu’elle était un moyen pour nous de Lui laisser les commandes. (Cf. les paroles vaines)

Essayons d’imaginer la différence dans la prière que nous faisons monter au Père. Une qui est le récital de nos plaintes et l’autre une reconnaissance que notre situation est sous Son contrôle et qu’Il œuvre déjà pour nous. 

Imaginer cette même situation avec votre enfant, qui vient se plaindre de tous ses malheurs ou qui, plutôt que de pleurnicher, vient vous voir en sanglot pour vous dire, je sais que tu connais ma souffrance, ma peine et que Tu les prends à ton compte.

Le psalmiste nous dit dans ce sens s’adressant au Créateur ceci : 

Tu as vu, toi, la peine et les pleurs, tu regardes pour les prendre en ta main : à toi le misérable s’abandonne, l’orphelin, toi, tu le secours. Psaumes 10.14

Nous l’avons déjà vu, l’Éternel se lasse de nos lamentations et nos plaintes. Il s’en était lassé quand le peuple d’Israël se lamentait dans le désert lui réclamant de l’eau puis de la nourriture. (Cf. Exode 16) 

Oui, malgré tout l’Amour que Dieu nous porte, Il se lasse de nos lamentations et nos plaintes. Cela revient à mon sens pour Lui comme un manque de Confiance et de Foi en Lui, en ce qu’Il peut faire pour nous.

Le psalmiste nous dit dans ce texte qu’avant même que nous Lui faisions part de nos peines et nos pleurs, Il les connait, mais surtout Il les prend dans Sa main. Ce qu’il est intéressant de noter, c’est que malgré le fait qu’Il en ait connaissance, qu’Il les a en sa possession, l’homme doit s’abandonner, se remettre à Lui avant que Lui ne le secoure.

Prenons-nous conscience de tout cela quand nous gémissons, quand nos peines nous submergent ?

Allons-nous vers Lui en toute confiance que Le Père Éternel, a déjà connaissance de nos peines et que nous devons simplement nous remettre à Lui ?

Revoyons donc, nos prières, exprimons à travers ce canal, non plus nos plaintes, nos souffrances, nos peines, mais plutôt notre certitude et notre confiance en Son intervention en notre faveur.

Psaumes 10.14