Sobriété et prière

On parle généralement de sobriété quand il s’agit de personne qui ont de la modération ou de la tempérance dans la consommation de boissons fortes ou encore d’alimentation. Un synonyme que l’on pourrait également utiliser est Tempérance.

La prière, quant à elle, est le moyen que nous avons pour élever notre âme vers Dieu, pour Lui exprimer notre reconnaissance, notre adoration ou actions de grâce.

Si la prière est ainsi définie, que représente-t-elle réellement pour nous ?

À mon coucher, l’Éternel m’a mis à cœur de comprendre, ce que représente la prière.

La première des choses est qu’elle nous amène à considérer certaines choses au-dessus de nos capacités. On s’adresse par la prière à Dieu, habituellement quand nos actions se révèlent impuissantes et que nous avons besoin de l’aide de personnes plus fortes. La prière nous montre déjà notre infériorité par rapport au Tout-Puissant. Nous avons donc ce besoin de le solliciter pour qu’Il intervienne et nous vienne en aide.

Devons-nous en conséquence prier que lorsque l’on est en difficulté, en position de faiblesse ?

Un auteur disait que la prière représente la respiration de l’âme. S’il est vrai qu’elle nous permet d’entrer en contact avec Le Créateur, en faire notre respiration, ne pourrait être que vital, salutaire et d’être en relation continuellement avec Le Tout-Puissant.

Mais à quoi servent nos prières, ne servent-elles qu’à demander ?

Nous l’avons vu quelques lignes plus haut, elle est aussi utilisée pour les remerciements, l’adoration et les actions de grâce. Au-delà de cela, il m’a été montré que nos prières servent à donner des raisons à Dieu d’intervenir. Comprenons-bien, si Dieu agissait à nos dépens, contre notre volonté, certainement, le considérerions-nous, comme un dictateur ou un tyran. 

Il s’agit par la prière de Lui passer la main pour qu’Il fasse avec notre consentement, à notre demande et pas seulement par Sa seule volonté. Qu’on se comprenne bien, Dieu a le pouvoir et la possibilité de faire ce qu’Il veut, quand Il veut et comme Il veut. Mais dans le combat qu’Il mène au quotidien pour chacun de nous, pour notre âme, il n’est pas question qu’Il agisse contre notre volonté. Je me réfère souvent au commencement, dans le jardin, Dieu avait la possibilité d’empêcher Eve et Adam de manger le fruit, mais Il a laissé cette liberté de choix à l’homme.

Il y a cependant des cas où Il nous pousse à nous soumettre à Sa volonté. Me vient le souvenir de Saul de Tarse dans les écritures quand il combattait les disciples. Dieu l’a frappé de sorte qu’il reconnaisse l’autorité divine et le soumette à Sa volonté. (Cf. Actes 9)

Gardons-nous donc de nous opposer à la volonté de Dieu de crainte qu’Il ne nous frappe comme Saul. Ne nous entêtons pas à Lui désobéir malgré Ses nombreuses alertes et avertissement. Ce qui importe pour Lui, c’est notre âme.

Mais revenons donc à notre texte de référence 1 Pierre 4.7 :

La fin de toutes choses est proche ; soyez donc sobres et vigilants pour vous livrer à la prière.

Il nous est recommandé, vu la proximité de la fin des temps, d’être sobre et vigilant pour que nous puissions vaquer à la prière.

Que veut bien nous dire, Pierre ?

Je vais l’illustrer de manière différente. Il est compliqué pour une personne ayant abusé de boisson enivrante, de percevoir ou être consciente de tout ce qui se passe autour d’elle. Il est tout aussi compliqué pour celle-ci de comprendre qu’elle ait besoin d’aide, son esprit n’étant pas disposé. 

Comment alors demander de l’aide au Tout-Puissant si notre esprit n’est pas réceptif ?

C’est notre relation avec Dieu, comme notre respiration qui nous permet de nous remettre à Lui et d’être vigilant quant à ce qui se passe autour de nous. Si nous avons l’esprit préoccupé par nos excès, de boisson ou de tables, nous ne pourrons être réceptifs et ne pourrons nourrir spirituellement notre âme. 

La sobriété, nous permet d’entretenir un échange avec Dieu, par la prière. Et prier n’est pas spécialement rentrer dans une posture ou une attitude spéciale, mais principalement dans un dialogue continuel, avec Dieu, comme nous parlons les uns avec les autres.

Expérimentons cette relation, ce dialogue continuel avec Lui. Il nous a fait don du pardon par Son Fils et nous a laissé en cadeau Son Esprit. Faisons corps avec chacun d’eux, de sorte que nos prières, nos actions de grâces, nos remerciements, notre adoration et nos louanges soient continuelle.

1 Pierre 4.7