Toucher le ciel

Babylone est un nom qui depuis des années fait penser systématiquement à la corruption des gens et à la rébellion aux directives du Créateur.

On retrouve de nos jours la même pensée humaine de se rassembler et de vouloir s’élever jusqu’au ciel. Dans notre réflexion d’hier, image de Dieu, nous parlions de l’homme, qui, malgré toute la création qui était sous sa domination, a recherché à devenir semblable à Dieu.

Dans l’histoire de la Tour de Babel, nous est fait le récit d’une tour construite par l’homme, pour l’homme, afin qu’ils soient ensemble fort et qu’ils puissent être aussi élevé que l’a été Dieu Lui-même.

Mais que veut bien dire Babel ou Babylone ?

Babylone, nous l’avons dit, est généralement évoqué pour faire ressortir la grandeur imposante d’une ville, mais surtout la corruption des mœurs qu’on y trouve.

Le mot Babylone a pour racine Babel, que le récit biblique indique être le lieu où Le Créateur a confondu les habitants qui se rebellaient et qui tenaient à rester ensemble.

Demeurer rassemblé, est-ce une force ou une rébellion ?

À la base, le rassemblement, l’unité de plusieurs hommes est une force. Ensemble, on peut faire énormément de choses. Mais dans le cas du récit de l’histoire de la tour de Babel, l’être humain décidait de se rebeller et de désobéir à la directive divine qui était en Genèse 1.28

Dieu les bénit, et il leur dit : Croissez et multipliez-vous ; remplissez la terre, et vous l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tous les animaux qui se meuvent sur la terre.

Babylone est souvent vue comme étant une opposition au mélange. On utilise aussi Babylone pour faire ressortir le mélange de la vérité et de l’erreur. C’est parce que l’homme a voulu s’opposer à la directive divine que Le Créateur a décidé de les confondre afin qu’ils s’éloignent.

Il est dit en Genèse 11.9 :

C’est aussi pour cette raison que cette ville fut appelée Babel, c’est-à-dire, dans la confusion, parce que c’est là que fut confondu le langage de toute la terre. Et le Seigneur les dispersa ensuite dans toutes les régions du monde.

Vous remarquerez, comme moi, que l’Éternel, aurait pu détruire les hommes par rapport à leurs désobéissances, mais il a préféré les confondre et les disperser.

On peut comprendre par ce récit que lorsque Dieu reprend la main, c’est toujours pour y remettre de l’ordre et réorganiser les choses selon Son plan et Sa volonté.

Combien d’entre nous avons déjà expérimenté la remise dans la bonne direction par Dieu ?

Nous avons déjà échangé sur le fait que Dieu, malgré Sa désapprobation de certains de nos actes, ne nous empêche pas de faire, mais nous remets sur le droit chemin, nous laissant voir et prendre connaissance de nos erreurs.

On peut comparer ce qui s’est passé à Babel avec ce qui se passe aujourd’hui.

Les hommes veulent tous se rassembler et occuper les grandes villes, construisant des tours immenses leur permettant presque de toucher le ciel.

Pourquoi, ne disperse-t-il pas de nouveau les humains ?

Quelle différence avec Babel ?

La Terre serait-elle suffisamment remplie ?

On pourrait être tenté de répondre à ces questions en se disant que, Dieu sait que la Terre et ses habitants sont déjà suffisamment nombreux et dispersés pour pouvoir intervenir.

Dans le livre de l’Apocalypse, est fait mention de la fin qui est réservée à Babylone. Si l’homme, avec ses regroupements de peuple et de nations, cherche à rester ensemble et élever des Gratte-ciel, il est dit : 

Et la grande ville se divisa en trois parties ; et les villes des nations s’écroulèrent, et Dieu se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère. Apocalypse 16.19

À la fin des temps, malgré la volonté de l’homme de vivre rassemblé dans la corruption et de s’élever aussi haut que Dieu Lui-même, l’Éternel renouvelle la dispersion des villes et des nations, mais surtout Il fait boire à Babylone la coupe de Sa colère.

Voulons-nous faire partie de ceux qui vivent dans Babylone et risquer de gouter à la colère divine ?

Je pense que la réponse à cette question trouve réponse dans ces mots prononcés par Jésus : 

Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les préserves du mal. Jean 17.15

La volonté de Dieu, c’est que nous soyons dans ce monde, mais non pour nous laisser emporter par toute cette corruption, mais que nous y soyons et que nous reflétions ce qu’Il est, des vainqueurs du malin.

Quel est notre Tour de Babel ?

Participons-nous à la corruption de la ville ou brillons-nous, reflétons-nous Le Messie tout en étant dans la ville ?

Reconsidérons nos voies, nos actions et demandons à Dieu l’aide de Son Esprit afin d’être là où Il veut pour faire ce qu’Il veut.

Genèse 11.9