Dans le désert

On définit généralement le désert comme un lieu aride où il n’y a aucune vie et qui est inoccupé. De plus, ce lieu est complètement inhospitalier et comme on dit, on ne trouve âme qui vive.

Dans les écritures, on parle aussi de désert lorsque l’être humain traverse un moment difficile où il est livré à lui-même et ne peut compter sur personne pour avoir une aide.

On a ainsi l’exemple de Jésus qui, après son baptême, poussé par l’Esprit Saint, se retrouve dans le désert pour y être tenté et éprouvé par l’ennemi, affaiblit par un jeûne de quarante jours. (Cf. Matthieu 4)

Dans notre réflexion d’hier, une vie paisible, nous parlions de nos épreuves et difficultés de vie. Ces épreuves sont souvent comparées à une traversée du désert où nous ne trouvons aucune solution à nos difficultés. Dans ces moments-là, certains baissent les bras et abandonnent là où d’autres cherche leur secours et mettent leur espérance en leur Dieu.

Pourquoi cette traversée du désert comme épreuve ?

Nous avons également, vu hier, que ces épreuves avaient pour finalité de nous éloigner de nos habitudes et routines de vie pour nous recentrer sur nous et notre relation avec notre Créateur.

Jésus, dans le livre de Marc 6.31, emmène ses disciples dans le désert pour les éloigner du tumulte de leur quotidien et pour leur donner du repos. Il est dit : 

Venez, vous seuls, à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.

En effet, les allants et venants étaient nombreux, et ils n’avaient pas même le temps de manger.

J’ai trouvé étrange le fait d’emmener les disciples dans le désert pour y trouver du repos, mais encore plus étrange pour qu’ils puissent manger.

Pour trouver du repos, je peux comprendre malgré la chaleur accablante qui peut s’y trouver, mais pour pouvoir manger, là je reste dubitatif puisque le lieu est dépourvu de vie.

Que comprendre donc de cette mise à l’écart ?

Il y a une symbolique qui n’est pas évidente et un enseignement à en tirer. Si nos épreuves sont comparables à des passages dans le désert, c’est pour que l’on y trouve du repos et de la nourriture. Quand l’Éternel nous met à l’écart, c’est pour s’occuper individuellement de nous.

Remarquez bien que la période de carême est pour certaines communautés un moment de jeûne et d’abstinence, mais particulièrement un moment pour nous afin de nous repositionner sur notre relation avec Dieu. À cette occasion, nous remettons au second plan toutes les choses qui sont les plus importantes pour nous.

Mais l’autre image et qu’il est nécessaire de comprendre c’est que cette période est surtout un moyen de nous reposer et de nous alimenter comme le Messie l’a fait avec Ses disciples. Il ne s’agit pas ici d’aliment physique comme nous pouvons le comprendre, mais d’une alimentation spirituelle. De même, il ne s’agit pas de repos physique, mais de repos tel que l’a prévu l’Éternel concernant le Sabbat, le repos de l’esprit, de l’âme.

À part ceux qui peuvent se le permettre, cette période où Dieu nous met à part se doit d’être un moment où l’homme remet Son Dieu au cœur de Ses préoccupations.

La finalité de nos épreuves, est de nous recentrer sur Dieu et mettre en Lui notre totale confiance. Soyons-en certain, Il ne nous donne pas ces difficultés s’Il n’est pas certains que nous pouvons nous en sortir. Il dit ainsi ceci en 1 Corinthiens 10.13

Vous n’avez été exposés à aucune épreuve surhumaine, et Dieu est fidèle, il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces, mais, avec l’épreuve, il vous enverra le moyen d’en sortir et de pouvoir la supporter.

Nous avons donc la confirmation que nos épreuves sont passagères et surmontables, mais surtout que Dieu est fidèle, il ne nous abandonnera pas même quand nous sommes dans le désert. Notre épreuve, je le redis, est pour notre croissance spirituelle, la croissance de notre confiance et notre foi en Lui.

Marc 6.31